Présentation

26 édition, 2021

La plupart des festivals de l’année 2020 ont été annulés à cause de la crise sanitaire ce qui risquent d’avoir, dans un avenir très proche, des conséquences dramatiques sur le secteur cinématographique.

Face à cette conjoncture inédite, les organisateurs des festivals nationaux (et internationaux), inquiets des conséquences désastreuses que pourraient avoir les annulations sur l’avenir de leurs manifestations, ont essayé, chacun de son côté, de s’adapter à cette situation de crise et tenté d’y trouver des solutions appropriées. Ainsi, par exemple, plusieurs festivals marocains ont préféré transporter leurs programmations sur le web ou de faire la diffusion de films sur YouTube. D’autres se sont tournés vers les plateformes en ligne

Il est vrai qu’à des situations exceptionnelles, il faut trouver des solutions exceptionnelles, et que la crise que nous traversons aujourd’hui nous oblige à faire des choix, parfois douloureux (suspension, report, réduction de la programmation …). Il est vrai aussi que nous sommes tous amenés à adapter nos pratiques à la réalité nouvelle. Toutefois, nous, au Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, nous avons œuvré pendant presque quatre décennies à l’éducation cinématographique de notre public lui inculquant l’importance de la salle de cinéma comme espace non seulement de visionnement des films, mais aussi de partage des émotions, de rencontre conviviales et d’échanges culturels.

A ce sujet, et en concertations étroites avec nos partenaires, nous estimons qu’il nous est impossible de renoncer totalement aux activités auxquelles nous avons habituées notre public et les cinéphiles en raison de leur accoutumance et de leur attachement à cette manifestation cinématographique pérenne, devenue l’un des patrimoines culturels et artistiques le plus apprécié à Tétouan. Notre rôle principal est, justement, de lutter contre le découragement des gens qui ont peur d’aller dans des lieux clos comme les salles de cinéma.

Par conséquent, et en dépit de la crise sanitaire, nous comptons développer encore plus la fonction éducative du festival et l’affirmer davantage, échafauder des projets (projections, débats, tables rondes, ateliers…) incitant notre public, principalement les jeunes, à s’interroger sur les nouveaux problèmes et phénomènes (sociaux, sanitaires) qui impactent et influencent notre quotidien.

Dans cet état d’esprit, et dans l’attente que les choses reviennent à la normale, nous avons décidé d’organiser la 26 édition du 4 au 10 juin en mode virtuel . Cette stratégie nous évite de reporter encore une fois l’édition.