Le festival de cinéma de Tétouan rend hommage aux actrices Menna Shalaby, Anna Bonaiuto, Luisa Gavasa et Mouna Fettou

Le Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan honore quatre stars féminines de la Méditerranée : l’actrice égyptienne Menna Shalaby, l’actrice italienne Anna Bonaiuto, l’actrice espagnole Luisa Gavasa et l’actrice marocaine Mouna Fettou. Des hommages vibrants seront rendus à ces vedettes sur la scène du Cinéma Español lors des cérémonies d’ouverture et de clôture du festival, qui se déroulera du 25 au 31 mars 2018 à Tétouan.

L’actrice égyptienne Menna Shalaby est l’une des stars les plus célèbres du cinéma égyptien depuis le début du nouveau millénaire ; et ce depuis son apparition dans le film « Al sahir » aux côtés du défunt Mahmoud Abdel Aziz, qui lui avait a proposé ce rôle. La même année, elle brille dans le film « Al assifa ». En 2003, dans trois films «Film hindi », «Kallem mama » et « Iw’a wishshak. Elle a également joué dans les films « Banat wist al balad », « I love cinema », « Inta omry », « Ouija », « Fe mahatet masr », « Wahed min el nas »… Son interprétation a été exceptionnelle dans le film «Le chaos» de Youssef Chahine. S’ensuivent d’autres rôles marquants dans des films comme « Al oula fi al ghram », « Assif ala izâj », « Microphone », « Nouara », « Le ruisseau, le pré vert et le visage ». Enfin « Tourab al nass » est son dernier film.

Parallèlement au cinéma, Menna Shalaby a joué dans de nombreuses séries télévisées : « Salma ya salama », « Hadit alsabah wa al masae », « Guerre des espions », «Où est mon cœur ? », « Sunset Oasis »

Elle a participé au Festival de Cannes en 2012 pour sa participation dans le film « Après la bataille » ». Elle a remporté le prix de la meilleure actrice en 2006 au Centre catholique pour le cinéma égyptien, et en 2007, au Festival du film égyptien pour son rôle dans « Banat Al Balad ». Le meilleur rôle féminin lui a été attribué au Festival national du cinéma égyptien en 2007 pour son rôle dans le film « Ani al ichk walhawa ». En 2016, à Tétouan, elle remporte le prix du meilleur rôle féminin pour son film « Nouara ».

Quant à la grande actrice italienne Anna Bonaiuto, elle a joué inlassablement, et à chaque fois avec un souffle renouvelé, pour le cinéma, la télévisin et le théâtre. Elle poursuit des études à l’Académie d’art dramatique en Italie et fait ses débuts dans le théâtre, sous la direction d’éminents réalisateurs comme Luca Ronconi, Mario Missirolo et Carlo Cecchi. La star italienne Ana Bonaiuto a excellé dans le cinéma, la télévision et le théâtre. Elle apparaît d’abord dans une série de rôles secondaires dans différents films, avant de se voir confier, en 1978, un rôle majeur dans le film « Caresses bourgeoises » d’Eriprando Visconti, où elle interprète le rôle de la servante Armida. Dans les années 1980, elle est revenue au théâtre sans cesser de jouer des rôles pour le cinéma.

En 1992, sa carrière cinématographique prend son rythme de croisière avec le film « Mort d’un mathématicien napolitain ». En 1993, elle remporte le prix de la meilleure actrice dans un second trôle pour son jeu dans le film de Liliana Cavani « Sans pouvoir le dire ». Le grand réalisateur Mario Martone lui confie le rôle principal dans son film célèbre « Amour meurtri ». Grâce à ce film, elle rafle de nombreux prix prestigieux. En 2008, elle reçoit le prix Eleonora Duse pour sa carrière dans le théâtre et le cinéma.

La grande actrice espagnole Luisa Gavasa joue d’abord dans sa ville natale Saragosse depuis les années 1970, avant de déménager à Barcelone, où elle participe à des pièces célèbres, comme « Le cycle de mort à Senara » de Salvador Esprio et Faust de Goethe. En 1976, elle s’installe à Madrid pour jouer avec Miguel Naros et Adolfo Marsalach dans les théâtres de la capitale. Luisa Gavasa a également participé à de nombreuses séries télévisées, notamment «Ramón et Cajal», « Pharmacie de garde », « Kangouros », « Frères de lait », « Le Prince maudit », « Amour en temps trouble », « Les filles du câble »…

Luisa Gavaza a débuté sa carrière avec le film « La femme complète » de Cesar Ardavin, puis elle a joué pour Almodovar, Miguel Piccao, José Maria Fuci, Felipe Vica, Javier Balaguer, Juan Vicente Córdoba, Salvador Garcia Ruiz et d’autres réalisateurs. En 2010, elle joue dans le film « De ta fenêtre à la mienne » de Paola Ortiz Alvarez. Elle a également travaillé avec elle dans le film « La novia » (2014), grâce auquel elle a remporté plusieurs distinctions, devenant la première actrice espagnole à recevoir plusieurs prix majeurs en un an. : le prix Feroz, le prix du Cercle des écrivains de cinéma, le prix Simon décerné par l’académie de cinéma d’Aragon, le prix Goya et le prix du meilleur rôle féminin au festival d’Alexandrie. Sa région Aragon lui octroie la distinction de « Fille favorite » de Saragosse en 2014, et en 2016, elle est désignée « Prédicatrice des fêtes del Pilar »

À son tour, la star marocaine Mouna Fettou commence sa carrière artistique en tant qu’actrice de théâtre sur la scène de « L’atelier du théâtre professionnel » au Théâtre Mohammed V à Rabat. Le talent de Mouna Fettou a émergé au moment où elle était écolière quand elle a joué, à un âge précoce, dans le cadre du théâtre pour enfants.

Avec le réalisateur marocain Abdelkader Lagtaâ, Mouna Fatou brille, au début des années 1990, dans le film « Un Amour à Casablanca ». Ensuite, elle interprète avec brio un rôle dans la deuxième partie du film de Mohamed Abderrahman Tazi « A la recherche du mari de ma femme » en 1997. S’ensuivent des participations dans trois films à succès : Femmes et Femmes », « Un simple fait divers » et « Jawhara ».

En 2001, elle est protagoniste du film Soif de Saâd Chraïbi : et la liste de ses interprétations cinématographiques est longue : « And now ladies and gentlmen » (2002) de Claude Lelouch, « J’ai vu tuer Ben Barka » (2005), « Les portes du paradis » (2006), « Deux femmes sur la route » (2007), « Rhimou » (2007). Mouna Fettou s’est illustrée également dans des séries télévisées : « Jnane el Karma » (2001), « Les filles de Rahma » (2010) ou « Yak hna Jirane » (2010)