Télécharger les Quotidien du Festival
  • Jurys

    Jury Long-métrage

    Président

    Luis Miñarro, producteur et réalisateur espagnol

    Membres

    Sanaa Alaoui, actrice marocaine

    Emanuela Gasbarroni, réalisatrice Italienne

    Elie Yazbek, chercheur libanais

    Alain Masson, écrivain français

    Michel Demopoulos, critique et producteur grec

     

    JURY Critique "Mustapha MESNAOUI"

    Président

    Med Noureddine Affaya, universitaire et critique marocain

    Membres

    Kais Kasim, journaliste et critique irakien

    Ahmed Faïk, journaliste et critique égyptien

    Nadim Jourjoura, critique libanais

     

    Jury Court-métrage

    Président

    Amir Emary, critique et journaliste, Egypte

    Membres

    Maisae AbdelHadi, actrice, Palestine

    Mercedes Hoyos, actrice, Espagne

    Farida Rahouadj, actrice, France

    Adnane Jazouli, écrivain et sociologue, Maroc

     

    Jury Documentaire

    Président

    Karine de Villers, cinéaste, Belgique

    Membres

    Ersi Sotiropoulos, écrivaine, Grèce

    Malek Akhmisse, acteur , Maroc

    Sergio Cobo Durán, universitaire, Espagne

     

  • Compétitions

    Compétition longs-métrages

    1- Riverbanks de Panos Karkanevatos, Grèce, 2015 - 100’

    2- Trois fenêtres et une pendaison de Isa Qosja , Kosovo, 2014,

    3- Techo y comida de Juan Miguel del Castillo, Espagne, 2015, 90’

    4- Zvizdan de DliborMatanic, Croatie , 2015, 123’

    5- Les frontières du ciel de Farès Naanaa, Tunisie, 2015, 83’

    6- Les ogres de Léa Fehner, France, 2015, 140’

    7- Nouara de Hala Khalil, Egypte , 2015, 122’

    8- Dolanma de TunçDavut , Turquie, 2015, 92’

    9- L’attesa de Pierro Messina, Italie/France, 2015, 100’

    10- 3000 nuits de Mai Mesri, Liban , 2015, 103’

    11- Les hommes d’argile de Mourad Boucif, Maroc-Belgique, 2015, 109’

    12- Dés...Espoirs de Mohamed Smaïl, Maroc, 2016, 90’

     

    Compétition courts-métrages

    1- Aya va à la plage, Maryam Touzani , Maroc, 19 mn

    2- Quelques secondes, Noura El Hourch, France , 16 mn

    3- Al mouja , Belkacemi Omar, Algerie, 30 mn

    4- Hyménée, Violaine Bellet, France , 23 mn

    5- Lost village, George Todria ,Espagne - Georegia, 16 mn

    6- Amal de Aida senna , Maroc , 15 mn

    7- Ennemis intérieurs, Sélim Azzazi , France , 28 mn

    8- The seed, Ifigeneia Kolsoni , Grèce, 14 mn

    9- Une nuit d’amour, Helmy Nouh, Egypt, 19mn

    10- XIAOJING y los muros de Barcelona, Ellina Kozulina, Espagne, 2015, 13 ‘

    11- Chaud, sec, en été, Cherif Albadari, Egypte 2015, 32’

    12- Le vol des cigognes , Iris Kaltenbäck, France, 29 mn

    13- Salomon’s stone de Ramzi Maqdissi (Palestine) 25’

    14- WHACK, Syni Pappa, 14 mn, Grèce

     

    Compétition documentaire

    1- Jasmin d’Almohannad kalthom, Syrie - 26’

    2- Tout le monde aime le bord de la mer de Keina Espineira, Espagne, 2015 -

    3- L’enfant et la nuit de David Yon, France – 2015 – 60’

    4- Tuk-tuk de Romany Saad, Egypte – 75’

    5- Nous n’avons jamais été enfants de Mahmood Soliman, Egypte – 2015 - 80’

    6- De Lola à Leila de Milena Bochet, Belgique – 53’

    7- Tánger Gool de Juan Gautier, Espagne – 77’

    8- Demande à l’ombre de Hakim Bel Abbas Maroc – 82’

    9- Contre-pouvoirs de Malek Bensmail, Algérie - 2015 - 97’

    10- Aouine d’Adam Pianko et Said Daniele, France/ Italie – 2016 – 97’

    11- Home de Rafat Alzakout, Syrie / Liban 2015 70’

    12- Bon baiser de Moruroa de Larbi Benchiha, Algérie/France, 2016 – 50’

    13- Zaafrane de Khalid Khorbal,Tunisie - 2015 – 51’

    14- A tracers mon objectif de nefin Dinc, Turquie, 2015, 54’

     

     

  • Hommages

    André TECHINE

    Réalisateur français

    Né en 1943, André Téchiné s’initie très tôt au 7ème art en fréquentant  goulûment les salles de cinéma pendant son adolescence. Vers l’âge de vingt ans, il fait ses premières preuves comme critique aux Cahiers du cinéma, avant de se lancer sans répit dans la grande aventure  de la réalisation cinématographique. Dès lors, et à partir de son premier long-métrage Pauline s’en va (1969), A. Téchiné touche à plusieurs thématiques comme les liens familiaux, la folie, l’homosexualité, l’exil… en dirigeant de grands acteurs tels que Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Isabelle Adjani, Sandrine Bonnaire, Juliette Binoche et autres figures du domaine.

    La filmographie d’André Téchiné est véritablement prolifique ; son oeuvre cinématographique connaît en effet une évolution constante qui plaît d’abord aux critiques et finit par enchanter et conquérir le grand public. Et pour suivre le cheminement de cette carrière aux multiples facettes, il est impératif de passer en revue ses étapes marquantes. En 1974, il réalise le film Souvenirs d’en France qui retrace le parcours d’une famille bourgeoise.

    Amal AYOUCH

    Actrice marocaine

    Amal AYOUCH a le privilège de grandir au sein d’une famille où les activités culturelles de tous genres sont omniprésentes et où les valeurs humaines sont constamment mises en avant. Partie faire des études de pharmacie à Montpellier, elle voit naître sa passion effrénée pour le théâtre et la scène. C’est alors le début d’une carrière jalonnée de succès et de rencontres

    Rêveuse, sensible et subtile dans ses choix artistiques, Amal Ayouch n’hésite pas afficher ses goûts élitistes et sa prédilection pour les textes qui stimulent la réflexion, chantent l’humain dans sa dimension universelle et transcendent la banal et le trivial. Toutefois, elle ne cesse de réitérer que la culture ne doit jamais être considérée comme un luxe et n’hésite pas à s’engager au cinéma, depuis qu’elle a commencé à travailler avec Hassan Benjelloun, Nabil Ayouch, Nabyl Lahlou, Jérôme Cohen Olivar, Driss Chouikae et d’autres, Amal Ayouch incarne des rôles qui lui permettent de sortir d’elle-même pour sonder l’âme humaine, à travers les tracas, les soucis, les rêves et les aspirations de ses personnages.

    Daoud Ouled Sayed

    Réalisateur marocain

    Dans ces films Adieu forain (1998), Le Cheval de vent (2001), Tarfaya (2004), En attendant Pasolini (2007) et La mosquée (2010), Daoud Aoulad Syad reste fidèle à sa première passion : la photographie. Il révèle, à travers ses travaux, un style personnel aux expressions multiples. Avec sa caméra, il suit minutieusement et lentement les éléments de la vie de tous les jours et les transforme, en dépit de leur insignifiance apparente, en thèmes artistiques riches et éloquents. Il opte pour des techniques qui font ressortir des questionnements d’ordre existentiel de personnages ordinaires du sud s’attachant à leurs rêves et gardant l’espoir dans une vie meilleure.

    Les espaces mis en scène par ce cinéaste de talent donnent l’impression d’être vides de sens ; or ce sont des espaces de transition fréquentés par des marginaux et des laissés-pour-compte qui pensent à l’immigration ou au voyage vers des lieux nouveaux pour réaliser leurs rêves, trouver l’amour et la tendresse qui leur font défaut et donner un sens à leur vie.

  • Colloque

    QUAND LE CINEMA RACONTE LES DRAMES MEDITERRANEENS

     

    La Méditerranée, naguère havre de paix, espace de rencontres et d’échanges entre différents peuples, est aujourd’hui une terre blessée et meurtrie. Guerre, terrorisme, xénophobie, crises économiques, et d’autres fléaux sanglants, sont le lot quotidien de ses habitants. La Mare nostrum est aujourd’hui  la scène de tous les enjeux d’une tragédie mondiale où les populations paient le prix fort !

    Le drame palestinien, la révolte des syriens, le massacre des civils par B. El Assad, l’instabilité politique et sociale en Libye et  en Tunisie, le flux migratoire et la montée fulgurante de l’extrême droite, sont autant de signes qui  laissent présager des drames encore plus meurtriers, et dont les premières victimes seront toujours les laissés-pour-compte et  les civils innocents. Les gouvernements de ces pays, désarmés devant l’hégémonie des Etats-Unis, de l’Union Européenne et de la Russie,  et incapables d’initier  des réformes démocratiques authentiques, se cachent derrière des discours prometteurs, illusoires et fortement imprégnés de démagogie.

    Dans ce contexte, comment le cinéma méditerranéen représente –t-il ces bouleversements dramatiques et ces situations tragiques ? Leur accorde-t-il l’importance qu’ils méritent ?  Ne voit-on pas que  les cinéastes des pays de la vaste Méditerranée ne s’intéressent qu’aux  problèmes qui touchent leurs propres pays ? Le cinéma n’a-t-il plus une dimension universelle ?

    Depuis sa naissance, le 7ème art a toujours accompagné les grands événements qui  secouaient le monde. Ses atouts en tant que mode de représentation, qui joint le son à l’image, lui ont permis de toucher un large public. Aujourd’hui, plus que jamais, il lui incombe de jouer pleinement son rôle de montreur des réalités, des crises et des drames que vit, au quotidien, le citoyen méditerranéen. Les cinéastes devraient assumer leur responsabilité de porte-parole des « humiliés et offensés».

    Le cinéma n’est-il pas l’instrument privilégié pour faire valoir le désir de ceux qui tentent de promouvoir la logique de paix face à la logique de guerre ? Son rôle n’est-il pas aussi de  démontrer l’efficacité du dialogue et des échanges dans un monde  où prévaut souvent  l’indifférence meurtrière ?

    Le cinéma a, reconnaissons-le, tous les pouvoirs de secouer les consciences, de mobiliser gouvernements et sociétés civiles pour qu’ils œuvrent à la stabilité de leurs pays, à la sécurité de leurs citoyens et au développement de leurs économies.

    Le Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan, fidèle à ses engagements en faveur des valeurs universelles de paix, de partage, de tolérance et de respect des droits humains, et conscient du rôle important  que pourrait jouer le cinéma  dans l’éveil des consciences, organise un colloque international sous le thème : «Quand le cinéma raconte les drames de la Méditerranée». Les intervenants, venant du bassin méditerranéen, auraient à débattre de cette problématique, à poser des questionnements relatifs à la responsabilité du cinéma, et donc, des cinéastes, et à être les porte-paroles de tous les Méditerranéens, des deux rives, Nord et Sud.

     

    Nourddine BENDRISS

  • Table ronde 1

    ANDRE TECHINE : UN CINEASTE PROTEIFORME

     

    Né en 1943, André Téchiné s’initie très tôt au 7ème art en fréquentant  goulûment les salles de cinéma pendant son adolescence. Vers l’âge de vingt ans, il fait ses premières preuves comme critique aux Cahiers du cinéma, avant de se lancer sans répit dans la grande aventure  de la réalisation cinématographique. Dès lors, et à partir de son premier long-métrage Pauline s’en va (1969), A. Téchiné touche à plusieurs thématiques comme les liens familiaux, la folie, l’homosexualité, l’exil… en dirigeant de grands acteurs tels que Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Isabelle Adjani, Sandrine Bonnaire, Juliette Binoche et autres figures du domaine.

    La filmographie d’André Téchiné est véritablement prolifique ; son œuvre cinématographique connaît en effet une évolution constante qui plaît d’abord aux critiques et finit par enchanter et  conquérir le grand public. Et pour suivre le cheminement de cette carrière aux multiples facettes, il est impératif de passer en revue ses étapes marquantes. En 1974, il réalise le film Souvenirs d’en France qui retrace le parcours d’une famille bourgeoise. Deux ans plus tard, et avec comme tête d’affiche Isabelle Adjani et Gérard Depardieu, il sort son troisième film Barocco sur fond de manigances politico-électorales et de crime. En 1979, A. Téchiné a le privilège de participer pour la première fois au Festival de Cannes, en sélection officielle, avec son long-métrage Les sœurs Brontë, avec Isabelle Adjani et Isabelle Huppert ;  c’est l’histoire mouvementé de quatre enfants d’une même famille. A partir de 1981, le réalisateur tombe sous le charme du talent inépuisable de Catherine Deneuve qui devient son actrice-fétiche. C’est alors la sortie de son film Hôtel des Amériques où émerge la sensibilité à fleur de peau de Téchiné qui met en scène une passion déchirante et tumultueuse entre une femme hantée par son passé et son amant, mu par le désir et le rêve de partir loin. A partir de ce film, Téchiné tente de mettre en valeur le jeu de ses acteurs et n’hésite pas à adapter, quand il le faut, les dialogues à leurs personnalités.  La consécration arrive enfin en 1994 avec Les Roseaux sauvages (César du meilleur film). Cette œuvre maîtresse, qui couronne un parcours riche et varié, reprend  des thématiques déjà effleurées ou exploitées : l’incommunicabilité entre les personnes, l’initiation à la rudesse de l’âge adulte, le risque que peuvent constituer les groupes politiques. Dans ce film, une place prépondérante est donnée à l’individu : en prenant comme point de départ le conflit franco-algérien des années 1960, Téchiné cherche à monter que ce sont les êtres, considérés dans la complexité de leurs relations et de leurs intérêts, qui constituent le moteur de l’Histoire. Refusant de dormir sur ses lauriers, André Téchiné poursuit son périple cinématographique en variant ses approches et en diversifiant ses procédés, sans se départir de sa sensibilité débordante. Alice et Martin sort en 1998 pour mettre en scène un drame : famille inhibante, père  autoritaire, déracinement vers la capitale Paris…A la suite de ce long-métrage, Téchiné avoue: «J’essaie… à chaque film de me renouveler, de faire le nouveau film en opposition au film précédent. Sur ce film-là je pensais avoir abordé un thème différent, celui du meurtre du père, de la naissance d’un enfant, et au bout du compte on me dit que c’est encore les mêmes thèmes. J’ai l’illusion de me renouveler et je creuse en définitive toujours le même sillon. » Il se défend, en outre, d’avoir fait une œuvre autobiographique : « C’est en dehors de toute autobiographie. J’ai toujours eu de très bons rapports avec mon père, ou en tous cas, je l’aimais beaucoup. » Pour son dix-septième long-métrage Les temps qui changent (2004), Téchiné réussi à réunir un duo de choc : Catherine Deneuve et Gérard Depardieu. Comme son nom l’indique, le film, tourné à Tanger, marque une sorte de  transition personnelle, temporelle, géographique et cinématographique. Le réalisateur ancre son récit, cette fois-ci, dans un contexte social, politique et économique dominé par la mondialisation et ses travers. Il prend, d’un autre côté, clairement position contre l’intolérance, sous toutes ses formes. En 2014,  l’Homme qu’on aimait trop, film dramatique inspiré d’un fait divers, est présenté hors compétition au festival de Cannes ;  selon André Téchiné c’est  «un film de guerre […] à hauteur humaine» où Catherine Deneuve joue pour la 7ème fois dans une œuvre du réalisateur.

    Il n’est pas aisé en quelques lignes de décrire de façon exhaustive les multiples facettes d’un cinéaste hors pair! André Téchiné a su mettre en scène, en renouvelant ses procédés, la violence des passions, la brutalité des sentiments, la cruauté de la vie ; il a su décrire les faux-semblants et les non-dits avec une force du regard porté aux comédiens.

     

    Nourddine Boulghoudan

     

  • Table ronde 2

    LE CINÉMA MAROCAIN ET LES PROBLÈMES DU LANGAGE

     

    Le cinéma marocain est confronté à une conjoncture linguistique inextricable qui participe, paradoxalement, de la richesse et de la diversité de ses dialectes locaux (arabes et berbères) ; cette situation actuelle l’empêche par conséquent de rayonner au-delà du Royaume pour toucher le public arabe. D’un autre côté, force est de reconnaitre que la langue française continue à dominer dans le discours cinématographique ; en effet, de nombreux scénarios de films marocains ont été écrits en français puis traduits en arabe dialectal. Un tel enchevêtrement linguistique et communicationnel porte préjudice à la qualité de l’œuvre cinématographique, à sa cohérence, à son esthétique, à son attractivité et à sa réception.

    En revanche, prétendre trouver une langue véhiculaire pour le cinéma marocain afin qu’il puisse conquérir le spectateur arabe serait une véritable gageure. Il n’est nullement question alors ni de remettre en question la diversité linguistique du pays ni d’ostraciser la langue française. Difficile alors de trancher au moment où la relation du locuteur marocain à l’arabe classique, aux dialectes existants et au français oscille entre acceptation et rejet. Et Edmond Amran El Maleh d’affirmer qu’en écrivant en français, il était conscient qu’il réfléchissait dans une autre langue, et Abdelkébir Khatibi de se définir dans son ouvrage Amour bilingue comme une entité bi-linguiste.

    Si on prend l’exemple du cinéma égyptien, on constate qu’il a réussi à s’imposer dans le champ audiovisuel arabe et marocain grâce au foisonnement de ses séries et téléfeuilletons, à la diffusion à grande échelle de ses chansons et aux énormes moyens techniques et financiers dont disposent les sociétés de distribution.

    Comment le cinéma marocain pourrait-il surmonter ce labyrinthe linguistique ?

    Le cinéma est né muet, et le langage cinématographique a ses propres spécificités qui transcendent parfois le langage proprement dit. De ce fait, le 7ème art marocain gagnerait à se départir de la verbosité de son discours et à œuvrer pour une production  cinématographique authentique. Les prouesses techniques actuelles, de plus en plus performantes, offrent moult choix  aux professionnels du secteur : il est désormais possible, par exemple, de choisir la langue du film visionné. Pourquoi ne pas penser à sous-titrer les films marocains (tous dialectes confondus) en arabe classique ?

    La situation, en vérité, requiert la mise en place d’une véritable stratégie culturelle et artistique (incluant la question linguistique) de la part du ministère de tutelle et des preneurs de décisions afin que le cinéma national puisse  se frayer un chemin vers l’universalité.

    Le grand romancier Mohammed Berrada a mené sciemment une expérience stylistique et esthétique couronnée de succès : dans certains de ses récits, il a eu recourt à la polyphonie pour exploiter la richesse des parlers marocains.

    Face à ce paradoxe linguistique apparent, il est temps de tirer des leçons des erreurs commises. Il faudrait avouer que cette multiplicité linguistique a fait les frais d’attitudes empreintes de défiance, alors qu’elle offre des opportunités énormes, issues de notre patrimoine séculaire. Il est temps enfin que l’industrie cinématographique, avec tout son arsenal, se mette au service de ce multilinguisme fécond et permette l’entrée du cinéma marocain dans la cour des grands.

     

    Trad. Nourddine Boulghoudan

  • Actions pédagogique

    PROGRAMME

     

    I- Actions Scolaires / Primaires :

    Lundi 28 /Mardi 29 Mars/Mercredi 1 avril

    Atelier 1 : Fabrication film d’animation et de fiction

    Etablissement cible: Ecole Sidi Driss

    Animation: Denis Glinn (réalisateur / animateur – Belgique)

    Projections : films d’animation - Programme en partenariat

    avec L’Institut Français

     

    II- Actions Scolaires / Collège : Lundi 28 /Mardi 29 mars

    Atelier 2 : Vocabulaire du cinéma /analyse filmique

    Etablissement cible: Collège Ibnoutaout

    Animation: Tahar Chikhaoui (critique / universitaire – Tunisie)

    Projection-débat

     

    III- Actions Scolaires : Lycées

    1ère Bac : Lundi 28 ou Mardi 29 mars / T. Communs:

    Mercredi 30 ou Jeudi 31 Mars

    Atelier : Le travail du spectateur : réception du film.

    Etablissement cible: Lycée Kadi Ayad

    Animation: Didier Kiner (Directeur de l’ACRIF – France)

    Projection-débat

     

    IV- Actions Supérieur : ENA

    1-Cours : Cinéma et bidonvilles

    Animation: Michel Serceau (critique / universitaire – France)

    Master class : animateur : Mario Brenta

    Projection/débat : documentaire égyptien « Tuk-Tuk »

     

    V- Actions Supérieur : Faculté des sciences

    2- COURS : Ecriture de scénario / réalisation

    Animateur : Thomas Boucart

    Thème : court métrage

    Master class : animateur -Mario Brenta

    Projection-débat

    Film : « Zaafrane » de Khaled Ghorbal (doc/ France-Tunisie)

     

    VI- Actions SupérieurR : Faculté Polydisciplinaire

    3- Cours : Lecture / analyse filmique

    Animation: Mario Brenta (cinéaste / universitaire – Italie)

    Durée : 3h (de 9h – 12)

    Projection-débat: Documentaire Français « Aouine ! »

    Master class : Jilali Ferhati

     

Télécharger les Quotidien du Festival
  • Jurys

    Jury Long-métrage

    Président

    Panos Karkanevatos

    Réalisateur

    Grèce

    Membres

    Fatima Loukili

    Scénariste

    Maroc

    Cristina Plazas

    Actrice

    Espagne

    Kadhy Touré

    Actrice

    Côte d’Ivoire

    Cristiana Paterno

    Journaliste et critique

    Italie

    Francis Bordat

    Professeur à l’université de Paris X-Nanterre

    France

    JURY Critique "Mustapha MESNAOUI"

    Président

    Hammadi  Guerroum

    Maroc

    Membres

    Oussama Abdelfettah

    Egypte

    Rabha  Achit

    Algérie

    Houda Ibrahim

    liban

    Jury Documentaire

    Président

    Thomas Bauer

    France

    Membres

    Patrizia Pistagnezi

    Italie

    Mohamed Chouika

    Algérie

    Fatima Luzardo

    Espagne

    Annick Ghijzelings

    Belgique

    Hakki Kurtulus

    Turquie

  • Compétitions

    Compétition longs-métrages

    - Paris la blanche, Lidia Terki, France, 2017, 86’

    - La puerta abierta, Marina Seresesky , Espagne , 2016 , 84’

    - Tramontane, Rabih, Vatche Boulghourjian, Liban, 2016 - 105’

    - Demain dès l’Aube,  Lotfi Achour, Tunisie- France, 2016, 83’

    - Indivisibili, Edoardo De Angelis, Italie , 2016 , 100’

    - A Good Wife, Karanović, Serbia, Bosnia, Croatie, 2016, 94’

    - Amerika Square, Yannis Sakaridis, Grèce, 86’

    - Godless, Ralitza Petrova, Bulgarie / Danemark / France – 99’ 

    - Park, Sofia Exarchou, Grèce / Pologne, 2016, 130’

    - My Father’s Wings, Kivanc Sezer, Turquie, 2016, 101’

    - Mawlana, Ahmed Majdi Ali , Egypte , 2016, 130’

    - Headbang Lullaby, Hicham Lasri, Maroc, 2016, 111’

     

     

    Compétition documentaire

    - Islam pour  mémoire, Bénédicte Pagnot, France 2016, 77’

    - Delta Park, K. Devilliers et M.Brenta, Bel/Italie, 67’

    - Hizam, Hamid Benamra, Algerie /France 2016 86’

    - Histoire de Sanae, Rogena Bassaly, Egypte 59’

    - Un dia vi 10 000 elefantes, Alex Guimerà & Juan Pajares, Espagne, 51’

    - La terre abandonnée, Gilles Laurent, Belgique 2016, 73’

    - Bouchra : rêves en mouvement, Khalid El Hasnaoui, Maroc 2016, 50’

    - Asphalt, Ali Hammoud, Liban 2016, 69’

    - Tout était un beau rêve, Branko ISTVANCIC, Croatie, 104’

    - Ton fils est un homme, Ben Youssef Heifel, Tunisie, 77’

    - Mayyel Ya Ghazayyel, Jocelyne AbiGebrayel, Liban, 95’

    - Kazarken – En creusant , Güldem Durmaz, Belgique - France, 2016, 90’

     

     

  • Avant premières

    - Fuocoammare , Gianfranco Rosi, Italie, 2016, 107 ‘

    -  Cesser le feu , Emmanuel Courcol, France / Belgique, 2017, 103’

    - KINDIL EL BAHR , Damien Ounouri, Algérie, 2016 ,40’

    - Corps Etranger , Rajaa Amari, tunisie / France, 92’

    - Vivir y otras ficciones , Jo Sol,  Espagne - 2016 – 81’

    - Le singe parle , Peter Mimi, Egypte 2017, 82’

    - Hedi , Mohamed Ben Attia,Tunisie / Belgique / France - 2016, 93’

    - RAJA BENT EL MELLAH  , Abdelilah El Jaouhary, Maroc, 2016, 70’

  • INVITE DE LA MÉDITERRANÉE

    "le CINEMA CHINOIS"

    1-  OPERATION MEKONG , Dante Lam ,100 ‘ ,  2016

    2 - THE DEAD END , Cao Baoping ,  137 ‘ , 2015

    3 -  THE MASTER , Haofeng Xu , 109 ‘ , 2015

    4 -  MOJIN-THE LOST LEGEND ,   Wuershan ,  125 ‘ , 2015

     

     

     

     

    En  collaboration avec l’institution générale chinoise de la communication, de l’édition, de la radio, du cinéma et de la télévision

  • Hommages

    Ana Fernandez

    Actrice  espagnole

    Quiconque connait  Ana Fernandez affirme que c’est une femme d’une douceur débordante où des zones d’ombre laissent, de temps en temps, entrevoir une femme de caractère dont l’humanité est sans bornes. Foncièrement tendre, elle est, en revanche, disposée, à tout moment, à livrer bataille au monde ; apparemment sa personnalité recèle des énigmes  que seuls les initiés pourraient percer...

    Khalid Sawi

    Acteur égyptien

    Depuis son jeune âge, Khalid SAWI, né le 25 novembre 1963 à Alexandrie en Egypte, a montré sa prédilection pour le cinéma au moment où il avait pris contact avec le théâtre, en marge de ses études de droit à l’université du Caire. Il s’est exercé aussi à l’écriture de récits, de poèmes et de pièces de théâtre...

    Saadia LADIB

    Actrice marocaine

    De nature sensible, débordante d’entrain et de vie, Saadia Ladib a entamé son parcours artistique par le théâtre. Elle n’a de cesse  d’affirmer que le théâtre demeure son premier amour et qu’elle lui doit  beaucoup. Concomitamment, elle nourrit une grande passion pour le cinéma qui lui a ouvert des univers particulièrement magiques. La télévision, elle, lui a fourni l’occasion de conquérir les cœurs pour s’introduire allègrement dans les foyers marocains...

    Mohamed

    Khouyi

    Acteur marocain

    Né en 1960 à Kelaât Sraghna (Maroc), Mohammed Khouyi quitte sa ville natale en 1969 pour poursuivre ses études secondaires à Rabat. Dès cette époque, il laisse apparaître une vraie générosité sur scène, dévoilant ainsi son futur talent d’acteur. Sa carrière artistique débute en intégrant l’école d’Abbas Ibrahim, dont sortent également plusieurs célèbres comédiens marocains...

  • L’invité d’Honneur

    Abdelwahab

    Doukkali

    Messager de l’amour

     

     

     

     

     

     

    Abdelwahab Doukkali, chanteur et compositeur, est un maestro et un virtuose du luth. Sa musique et ses chansons interpellent nos sens et éveillent nos émotions ; elles sont bien ancrées dans notre réalité et reflètent notre identité sans empêcher une ouverture heureuse sur le monde. Ce chanteur aimé du grand public a charmé, fasciné et subjugué plus d’une génération en  réussissant à affiner le goût des mélomanes.

     

    Doté d’une personnalité profondément artistique, Doukkali a plus d’une corde à son arc : en 1968, il interprète le rôle principal dans le film « Al hayatou kifah » (La vie est une lutte) des réalisateurs Ahmed Messnaoui et Mohamed Tazi. Auparavant, bien avant la naissance du cinéma marocain, il avait joué dans des films égyptiens au côté de grands artistes de musique et du grand écran de renom tels que Sabah, Chadia, Fayza Ahmed, Najat Assaghira, Fouad Al-Mouhandiss dans le film Le Caire, la nuit (1963) dont la musique a été composée par Mohamed Abdelwahab.

     

    Durant la même année, et dans le film « Montaha al farah » (Joie extrême) de Mohamed Salim, Abdelwahab Doukkali a côtoyé Farid Al Atrach et Mohamed Abdelwahab (protagonistes du long métrage) ; et il y a interprété une chanson de sa composition intitulée « Al Oula » (La première). C’est alors son début dans le monde du cinéma pendant son séjour au Caire de 1962 à 1965. Au Maroc, il compose la musique des films du réalisateur Mohamed Abderrahman Tazi A la recherche du mari de ma femme et Lalla Houbi.

     

    Sa voix s’est fait connaitre sur les ondes de la Radio Nationale à l’âge de 16 ans. Et ses chansons «Moul Lkhal» et «Al Ghadi ftomobil», dont le succès est remarquable, marquent le coup d’envoi de son travail de compositeur. De retour au Maroc, après son périple à traves le monde arabe et son séjour en Egypte, il remporte le Grand Prix de la première édition du Festival de la Chanson Nationale à Mohammedia en 1985 pour sa chanson inoubliable « Kan Ya Makan » (Il était une fois…) A partir de cette date, son palmarès va crescendo : en 1993, il gagne le  Grand Prix lors de la deuxième édition du Festival de la Chanson Marocaine à Marrakech ; Il reçoit ensuite le titre du meilleur créateur musical, décerné par le jury du Festival international de la chanson du Caire en 1996 pour sa chanson originale « Allah Hay ». Grâce à Abdelwahab Doukkali, qui défend notre dialecte,  la chanson marocaine conquiert l’orient arabe et s’impose par la qualité de sa composition et de ses rythmes. Il est juste de rappeler, à la même occasion, que Doukkali fait l’expérience de la chanson filmée qui serait l’ancêtre du vidéo-clip actuel.

     

    Nul n’est en mesure de confiner Abdelwahab Doukkali dans un classement quelconque puisque ses chansons et sa musique sont inclassables ; disons plutôt qu’il serait plus judicieux de reconnaître que cette pyramide de la chanson marocaine est, à lui tout seul, une école où cohabitent des rythmes venus des quatre coins du Royaume,  et qu’il  le talent de les agencer harmonieusement pour donner naissance à un art unique.

     

    Abdelwahab Doukkali est un chanteur exigent et sélectif qui parvient  grâce à son intelligence artistique et à ses choix minutieux à trouver les mots qui conviennent et les rythmes qu’il faut pour créer  un art pérenne et authentique. Sa chanson «Allah Hay» en est la parfaite illustration : signifiants et signifiés font corps à travers l’évocation de Mozart, Platon, Vivaldi…Chacune de ses chansons où le maniement du luth et la sélection des notes musicales sont le produit d’un travail de ciseleur font date : « Rhamni min aynik », « tik biya », « Matetlebch mimi lmouhal », « Montparnasse »…

     

    Abdelwahab Doukkali, à l’instar de son maître et ami Mohamed Abdelwahab, est profondément épris de culture, de littérature et d’arts. Il entretient des relations privilégiées avec les poètes et les paroliers comme feu Abderrahman Al Alami, auteur de la chanson immortelle d’Abdessadak Chekkara « Ya Bent Bladi ». Finalement, pour Doukkali, Tétouan reste associée à son ami le parolier et le réalisateur feu Hassan Moufti : nous continuons tous à fredonner ces chansons : « Ana Wa Lghourba », « Toult El Khali », et « Merssoul Al Houb ».

    Même s’il chante « Ma ana illa bachar » (Je ne suis qu’un être humain), Abdelwahab Doukkali est sans conteste une légende vivante de la chanson marocaine.

     

  • Rétrospective

    Luis

    Garcia

    Berlanga

    Pionnier du cinéma espagnol moderne

     

     

     

     

    El verdugo (Le Bourreau), Luis Berlanga, Espagne 1963, 90’

     

    Plácido, Luis Berlanga, Espagne 1961, 85

  • Colloque

    QUAND LE CINEMA FRANCHIT LES FRONTIERES ETABLIES

    PAR L’HOMME

    François Jost

    France

    Rachid Daif

    Liban

    Lyana Abd Rabou

    Palestine

    Amir Amry

    Egypte

    Jean Cléder

    France

    Patricia Fiorentino

    Italie

    Mohammed Ennaji

    Maroc

    Carlos Esbert

    Del Moral

    Espagne

     

    L’envie de se déplacer à la recherche d’une vie meilleure pour faire fortune, pour découvrir ce qu’il y a au-delà des mers et des océans, constituait, de tout temps, et constitue encore, une constante chez les hommes. C’est pour cela qu’ils ont toujours voyagé, défiant les aléas de la nature et les dangers imprévisibles. Leurs exploits, réels (les grands voyageurs, les émigrés) ou fictifs (Ulysse dans l’Odyssée par exemple) furent l’objet de nombreux écrits romanesques, épiques, filmiques etc. Il y a seulement un siècle, les hommes pouvaient se déplacer librement sans avoir besoin de visas ni de certificats d’accueil. Mais il a fallu que des pays, naguère à la recherche désespérée de main d’œuvre, ou simplement de population pour peupler leurs terres en désolation, mus soudainement, et sans préavis, par une peur inexplicable de l’Etranger, par un désir égoïste de se protéger et de se prémunir contre des envahisseurs, construisent des frontières, établissent des barrières, créent des groupements économiques (UE) et instaurent des visas pour  vivre entre eux et interdire à quiconque de profiter des richesses accumulées par l’exploitation de ces  émigrés qu’ils honnissent aujourd’hui.

    De nouvelles frontières, des lignes de démarcation, des murs de la honte, des kilomètres de barbelés apparaissent alors un peu partout dans les pays de la Mare nostrum, pour décourager toute velléité de rêve d’une vie meilleure devant  les habitants du Sud prêts à risquer leur vie dans des traversées périlleuses et mortelles. Notre « mer blanche», naguère espace d’échanges et de convivialité, devient le tombeau de milliers de Maghrébins et de Subsahariens. Les pays pauvres ou en voie de développement (pays d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie) deviennent pour un grand nombre de leurs populations, pour des raisons politiques, économiques voire écologiques, de vastes prisons. La libre circulation des personnes, stipulée dans La Charte des Nations Unies  devient alors une illusion, un leurre et un grand mensonge.

    Toutefois, bien que les frontières soient conçues pour  protéger la population locale, matériellement et symboliquement, elles finissent, paradoxalement, par  réduire, et même par entraver  d’éventuelles rencontres et de possibles échanges avec l’Autre.

    Ces dispositifs enfin  réussissent-ils à décourager l’homme, éternel voyageur et aventurier endurci ? Non, bien évidemment, car les armes du rêveur sont bien plus fortes que toute frontière.  Au lieu d’être donc des obstacles dissuasifs, les frontières  deviennent un stimulant qui invite au mouvement et au déplacement ; l’enjeu devient alors le désir de passer outre toutes les formes d’obstacles (physique et symbolique), de repousser les limites, de transgresser les lois et de défier la mort. Le voyage c’est la vie.

    A ce sujet, voyage imposé (émigration) ou choisi (partir à l’aventure) est très représenté dans la filmographique méditerranéenne, au Nord et au Sud. Le cinéma s’est toujours intéressé à ce thème en  montrant l’acharnement des hommes et des femmes à aller voir ailleurs, à la recherche d’une dignité perdue chez eux, et en mettant en scène les drames qui s’ensuivent.

    La 23ème édition du Festival international du cinéma méditerranéen sera consacrée au thème «La représentation des frontières dans le cinéma méditerranéen». Il s’agira dans ce colloque, auquel participeront des cinéastes, des écrivains et des professionnels, d’aborder la thématique des frontières et de l’expérience de leur franchissement à travers l’œil de la caméra du cinéma méditerranéen.  Les participants à ce colloque tenteront, chacun selon sa spécialité, d’apporter des éclairages à ces phénomènes de frontière et d’exode à la lumière du langage propre au 7ème art.

    Au-delà des frontières spatiales, le Colloque abordera également des frontières  qui pourraient exister entre les genres artistiques: cinéma et littérature, documentaire et cinéma de fiction par exemple.

    Force est de constater qu’au moment où les hommes «érigent» des murs de tous genres pour se parer de dangers illusoires, les genres artistiques réussissent à trouver des « ouvertures», se découvrent  des points de rencontre et initient des échanges enrichissants.

    A ce sujet, plusieurs problématiques seront soulevées telles: Comment les cinéastes des deux rives de la Méditerranée traitent-ils la frontière, notion abstraite, à partir de sons, d’images, de paysages, de lieux et de personnages?

    Comment le cinéma méditerranéen aborde-t-il les différentes formes que peuvent prendre les problèmes liés au territoire et aux frontières ?

    Pourquoi, cependant, leurs œuvres ne réussissent-elles pas à toucher les responsables de leurs pays respectifs ?

    Quelles sont les types de frontières qui sont le plus abordées par la cinématographie méditerranéenne ?

     

    Les axes :

    1- Frontières et immigration clandestine. Le point de vue des cinéastes arabes

    2- L’image de l’émigré dans le cinéma de l’Union (exemple France, Espagne, Italie)

    3- Frontières et conflits

    4- Les frontières dans le cinéma palestinien

    5- Littérature et cinéma : Frontières ou porosités ?

     

     

    Nourddine BENDRISS

  • Rencontre 1

    Les premières œuvres des films marocains :

    Quelle réalité ? Quel apport ?

    Quelles perspectives ?

    Organisée en collaboration avec l’Union des Réalisateurs et des Auteurs  Marocains

     

    En 1995, les réalisateurs marocains dits aujourd’hui « vétérans », conscients de la nécessité d’assurer une relève au futur du cinéma de notre pays, ont cherché en dehors du Maroc, des jeunes réalisateurs marocains vivant à l’étranger, principalement en Europe, pour les inviter à rentrer au pays et à présenter leurs films (des courts métrages à l’époque). Cette date marquera, au cours du festival national du film à Tanger, l’éclosion d’une nouvelle génération de réalisateurs avec une nouvelle démarche thématique et une nouvelle vision de la mise en scène cinématographique. Notre cinéma a respiré un nouveau parfum. Le pari du lendemain était bien entamé.

    En 2003, une règle administrative ouvrait la voie à une autre génération de jeunes et de moins jeunes, pour entrer sur la scène de la réalisation cinématographique. Elle consistait et consiste encore, à permettre à des cinéastes amateurs ou fraichement diplômés d’écoles de cinéma, de réaliser 3 courts métrages, d’obtenir une carte de réalisateur et de pouvoir concourir au fonds d’aide à la production nationale pour réaliser leurs premières œuvres de longs métrages.

    En 2016, soit vingt et un an et treize ans après ces deux dates marquantes, une évaluation des travaux de ces deux générations s’impose.

    Au cours de la dernière décennie la quantité de longs et courts métrages produits au Maroc a été multipliée par trois. Les premières œuvres représentent, depuis, la moitié de la production nationale.

    Qu’en est-il de la qualité de ces films ? Qu’en est-il de l’espoir né en ces réalisateurs en 1995? Quelles conséquences a produit la mesure administrative d’ouverture décidée en 2003 ? Quel apport artistique a ajouté cette ouverture à la cinématographie nationale ?

    Comment sont écrits, préparés, tournés et post produits les films de premières œuvres de longs métrages marocains ?

    Autant de questions qui nécessitent une réflexion en profondeur, un échange entre professionnels, réalisateurs, critiques et cinéphiles afin de dégager les apports positifs ainsi que les angles à rectifier pour assurer un nouvel avenir à notre cinématographie.

     

    Saâd Chraibi

     

     

  • Table ronde 2

    « La phase de développement dans la production cinématographique et audiovisuelle, nécessité de financement et mode opératoire»

     

    (Table ronde organisée par la Chambre Marocaine des Producteurs de Films (CMPF) en partenariat avec le Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan)

    La phase de développement est cruciale dans la mise en œuvre d’un projet de film ; Elle permet d’en garantir la qualité et le succès lorsqu’elle est convenablement abordée, conduite et financée.

    Cette étape incontournable dans le processus de production est la plus longue et la plus fragile.Au Maroc elle est majoritairement bâclée. Les raisons en sont évidentes : manque de financement, manque de mécanismes de soutien public et ignorance de sa nécessité.

    Il ne pourra y avoir de sursaut qualitatif dans nos productions si on continue d’ignorer la phase de développement en termes d’écriture mais aussi en termes de production. Les projets, mal ou sous-développés, trainent un handicap insurmontable pour la suite de la production du film et de sa diffusion.

    Au moment où la prise de conscience pour une exigence de qualité dans nos films devient générale et urgente, les producteurs sont abandonnés à eux-mêmes. Ils voient se réduire de manière très préoccupante leur capacité à investir dans le développement de projets audacieux et novateurs.

    Les soutiens spécifiques au développement sont limités à quelques guichets à l’étranger et la plupart des producteurs sont peu outillés pour en préparer les dossiers et les défendre.

    Le service public doit prendre la pleine mesure de cet handicap. Il est temps de créer un Fonds de soutien au développement pour se doter de soutiens stables et pérennes pour la phase de développement,la plus fragile, mais aussi la plus importante du processus. C’est l’un des grands enjeux de notre cinéma : donner une chance à des projets ambitieux, gages d’avenir et d’émergence de nouveaux talents.

    A la CMPF,dans le cadre de nos propositions de Plan de sauvetage du cinéma et de l’audiovisuel, nous militons pour faire entrer la phase de développement dans tout projet de cinéma et de l’audiovisuel et pour soutenir par le biais d’un Fonds de soutien au développement les producteurs par la formation, l’accompagnement et l’ouverture aux jeunes initiatives.

    Cette table ronde,sous forme de séminaire d’une journée, s’est imposée d’elle-même. Elle a pu se concrétiser en partenariat avec le Festival International du Cinéma méditerranéen de Tétouan qui est pleinement engagé depuis sa création dans la promotion d’un cinéma de qualité.

     

  • A L’ECOLE DU FESTIVAL

    A L’ECOLE DU FESTIVAL

     

    Soucieux de promouvoir la culture cinématographique et profondément engagé dans toutes les actions à visée pédagogique et éducative, le Festival de Cinéma de Tétouan suit de près le projet de réforme de l’enseignement ; aussi profite-t-il du lancement de ce chantier national pour inviter responsables et décideurs à intégrer l’enseignement du cinéma et de ses techniques dans les futurs cursus scolaire et universitaire. Force est de reconnaître que notre pays a besoin de former des professionnels et de dénicher de nouveaux talents susceptibles d’enrichir  le 7ème art, surtout que c’est un secteur prometteur qui ouvre des horizons certains pour l’emploi. L’ambition du Festival est bien grande : il appelle à la création d’un Institut de cinéma dans la Région du Nord ; et c’est ce qui l’a poussé à inviter les écoles et les instituts méditerranéens.

     

    Stages, Ateliers, cours, Master class

    Présentation :

    S’ouvrir sur les écoliers, les lycéens et les étudiants est désormais un rituel bien ancré dans la démarche du FICMT. En effet, comme chaque année, le Festival, soucieux d’initier tous types de public aux techniques du langage cinématographique et à la lecture de l’image filmique, consacre une large partie de sa programmation à des ateliers, des stages et des Masters class  animés par des professionnels du 7ème art (cinéastes, enseignants, critiques…) qui viennent des quatre coins de la Méditerranée. Les responsables du Festival accordent ainsi une place de choix à ce volet pédagogique, éducatif et à fortiori artistique où l’utile se le dispute à l’agréable et vice verca.

     

    • Master class, leçon de cinéma, ateliers d’écriture, Projections-débats, projections pour enfants, Fabrication d’un film d’animation sur le thème des Frontières et l’Environnement

    • Projections-débats

     

    Animateurs:

    Denis Glinn (Belg) – Souad Oulad Tahar -  Mohamed ChrifTribak (Maroc) -  Roland Carré (FR)- Mario Brenta (Italie)- Adam Pianko et Daniel Saïd (FR) -

    Thomas Boucart (Belg) - Youssef Ait Hammou, (Maroc) - Majid Seddati (Maroc) -Francis Bordat (Fr)

    Etablissements cibles:

    Primaire – Collège – Lycée – Supérieur (Fac des sc – CRMEF -  INA + INBA - Poly disciplinaire – ENS - Enseignants du Français,

     

    Etablissements cibles:

     

     

    Primaire – Collège – Lycée – Supérieur (Faculté des science) – CRMEF -  ENA + INBA -

    Poly disciplinaire – ENS - Enseignants du Français,

     

     

  • Palmarès

    Compétitions Longs métrages et Documentaires

     

    Les deux Compétitions de la 23ème édition du Ciné Med Festival Tétouan  se sont distinguées par la programmation de films présentés en Avant-première. 24 films (LM et Documentaires) étaient en lice pour les 12 Prix et 12 Trophée discernés par le Festival.

    Trois jurys (LM, Documentaires et Jury Critique)  constitués de professionnels, d’universitaires et de critiques, avaient le soin de sélectionner les 12 lauréats (films, actrices et acteurs).

    Le Palmarès a été salué par les journalistes, les invités et le public. Il a été comme suit :

    Palmarès LONG-MÉTRAGE

    Grand Prix de la ville

    Indivisibili

    Edoardo De Angelis

    (Italie)

    Prix Mohamed Reggab, Prix spécial du Jury

    Godless

    Ralitza Petrova

    (Bulgarie)

    Prix Azzeddine Meddour pour la première œuvre

    A Good Wife

    de Mirjana Karanovi

    (Serbia-Bosnia-Croatia)

    Prix d’interprétation Féminine

     Carmen Machi

    La puerta abierta

    de Marina Seresski

    (Espagne)

    Prix d’interprétation Masculine

     Amr Saad

    Mawlana

    de Magdi Ahmed Ali

    (Egypte)

    Mention spéciale

    Park

    de Sofia Exarchou

    (Grèce/Pologne)

    Mention spéciale

    Headbang Lullaby

    de Hicham Lasri

    (Maroc)

    Prix critique Mustapha Messnaoui

    Godless

    Ralitza Petrova

    (Bulgarie)

    Palmarès DOCUMENTAIRE

    Grand Prix de la ville

    La terre abandonnée

    deGil Laurent

    (Belgique)

    Prix spécial du jury

    Mayal Ya Ghazal

    de Jocelyne Abi Gebrayel

    (Liban)

    Prix de la première œuvre

    Islam pour mémoire

    de Bénédicte Pagnot (France)

 

Tous les droits sont réservés.

Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan © 2014