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  • Jurys

    Jury Long-métrage

    Président

    Panos Karkanevatos

    Réalisateur

    Grèce

    Membres

    Fatima Loukili

    Scénariste

    Maroc

    Cristina Plazas

    Actrice

    Espagne

    Kadhy Touré

    Actrice

    Côte d’Ivoire

    Cristiana Paterno

    Journaliste et critique

    Italie

    Francis Bordat

    Professeur à l’université de Paris X-Nanterre

    France

    JURY Critique "Mustapha MESNAOUI"

    Président

    Hammadi  Guerroum

    Maroc

    Membres

    Oussama Abdelfettah

    Egypte

    Rabha  Achit

    Algérie

    Houda Ibrahim

    liban

    Jury Documentaire

    Président

    Thomas Bauer

    France

    Membres

    Patrizia Pistagnezi

    Italie

    Mohamed Chouika

    Algérie

    Fatima Luzardo

    Espagne

    Annick Ghijzelings

    Belgique

    Hakki Kurtulus

    Turquie

  • Compétitions

    Compétition longs-métrages

    - Paris la blanche, Lidia Terki, France, 2017, 86’

    - La puerta abierta, Marina Seresesky , Espagne , 2016 , 84’

    - Tramontane, Rabih, Vatche Boulghourjian, Liban, 2016 - 105’

    - Demain dès l’Aube,  Lotfi Achour, Tunisie- France, 2016, 83’

    - Indivisibili, Edoardo De Angelis, Italie , 2016 , 100’

    - A Good Wife, Karanović, Serbia, Bosnia, Croatie, 2016, 94’

    - Amerika Square, Yannis Sakaridis, Grèce, 86’

    - Godless, Ralitza Petrova, Bulgarie / Danemark / France – 99’ 

    - Park, Sofia Exarchou, Grèce / Pologne, 2016, 130’

    - My Father’s Wings, Kivanc Sezer, Turquie, 2016, 101’

    - Mawlana, Ahmed Majdi Ali , Egypte , 2016, 130’

    - Headbang Lullaby, Hicham Lasri, Maroc, 2016, 111’

     

     

    Compétition documentaire

    - Islam pour  mémoire, Bénédicte Pagnot, France 2016, 77’

    - Delta Park, K. Devilliers et M.Brenta, Bel/Italie, 67’

    - Hizam, Hamid Benamra, Algerie /France 2016 86’

    - Histoire de Sanae, Rogena Bassaly, Egypte 59’

    - Un dia vi 10 000 elefantes, Alex Guimerà & Juan Pajares, Espagne, 51’

    - La terre abandonnée, Gilles Laurent, Belgique 2016, 73’

    - Bouchra : rêves en mouvement, Khalid El Hasnaoui, Maroc 2016, 50’

    - Asphalt, Ali Hammoud, Liban 2016, 69’

    - Tout était un beau rêve, Branko ISTVANCIC, Croatie, 104’

    - Ton fils est un homme, Ben Youssef Heifel, Tunisie, 77’

    - Mayyel Ya Ghazayyel, Jocelyne AbiGebrayel, Liban, 95’

    - Kazarken – En creusant , Güldem Durmaz, Belgique - France, 2016, 90’

     

     

  • Avant premières

    - Fuocoammare , Gianfranco Rosi, Italie, 2016, 107 ‘

    -  Cesser le feu , Emmanuel Courcol, France / Belgique, 2017, 103’

    - KINDIL EL BAHR , Damien Ounouri, Algérie, 2016 ,40’

    - Corps Etranger , Rajaa Amari, tunisie / France, 92’

    - Vivir y otras ficciones , Jo Sol,  Espagne - 2016 – 81’

    - Le singe parle , Peter Mimi, Egypte 2017, 82’

    - Hedi , Mohamed Ben Attia,Tunisie / Belgique / France - 2016, 93’

    - RAJA BENT EL MELLAH  , Abdelilah El Jaouhary, Maroc, 2016, 70’

  • INVITE DE LA MÉDITERRANÉE

    "le CINEMA CHINOIS"

    1-  OPERATION MEKONG , Dante Lam ,100 ‘ ,  2016

    2 - THE DEAD END , Cao Baoping ,  137 ‘ , 2015

    3 -  THE MASTER , Haofeng Xu , 109 ‘ , 2015

    4 -  MOJIN-THE LOST LEGEND ,   Wuershan ,  125 ‘ , 2015

     

     

     

     

    En  collaboration avec l’institution générale chinoise de la communication, de l’édition, de la radio, du cinéma et de la télévision

  • Hommages

    Ana Fernandez

    Actrice  espagnole

    Quiconque connait  Ana Fernandez affirme que c’est une femme d’une douceur débordante où des zones d’ombre laissent, de temps en temps, entrevoir une femme de caractère dont l’humanité est sans bornes. Foncièrement tendre, elle est, en revanche, disposée, à tout moment, à livrer bataille au monde ; apparemment sa personnalité recèle des énigmes  que seuls les initiés pourraient percer...

    Khalid Sawi

    Acteur égyptien

    Depuis son jeune âge, Khalid SAWI, né le 25 novembre 1963 à Alexandrie en Egypte, a montré sa prédilection pour le cinéma au moment où il avait pris contact avec le théâtre, en marge de ses études de droit à l’université du Caire. Il s’est exercé aussi à l’écriture de récits, de poèmes et de pièces de théâtre...

    Saadia LADIB

    Actrice marocaine

    De nature sensible, débordante d’entrain et de vie, Saadia Ladib a entamé son parcours artistique par le théâtre. Elle n’a de cesse  d’affirmer que le théâtre demeure son premier amour et qu’elle lui doit  beaucoup. Concomitamment, elle nourrit une grande passion pour le cinéma qui lui a ouvert des univers particulièrement magiques. La télévision, elle, lui a fourni l’occasion de conquérir les cœurs pour s’introduire allègrement dans les foyers marocains...

    Mohamed

    Khouyi

    Acteur marocain

    Né en 1960 à Kelaât Sraghna (Maroc), Mohammed Khouyi quitte sa ville natale en 1969 pour poursuivre ses études secondaires à Rabat. Dès cette époque, il laisse apparaître une vraie générosité sur scène, dévoilant ainsi son futur talent d’acteur. Sa carrière artistique débute en intégrant l’école d’Abbas Ibrahim, dont sortent également plusieurs célèbres comédiens marocains...

  • L’invité d’Honneur

    Abdelwahab

    Doukkali

    Messager de l’amour

     

     

     

     

     

     

    Abdelwahab Doukkali, chanteur et compositeur, est un maestro et un virtuose du luth. Sa musique et ses chansons interpellent nos sens et éveillent nos émotions ; elles sont bien ancrées dans notre réalité et reflètent notre identité sans empêcher une ouverture heureuse sur le monde. Ce chanteur aimé du grand public a charmé, fasciné et subjugué plus d’une génération en  réussissant à affiner le goût des mélomanes.

     

    Doté d’une personnalité profondément artistique, Doukkali a plus d’une corde à son arc : en 1968, il interprète le rôle principal dans le film « Al hayatou kifah » (La vie est une lutte) des réalisateurs Ahmed Messnaoui et Mohamed Tazi. Auparavant, bien avant la naissance du cinéma marocain, il avait joué dans des films égyptiens au côté de grands artistes de musique et du grand écran de renom tels que Sabah, Chadia, Fayza Ahmed, Najat Assaghira, Fouad Al-Mouhandiss dans le film Le Caire, la nuit (1963) dont la musique a été composée par Mohamed Abdelwahab.

     

    Durant la même année, et dans le film « Montaha al farah » (Joie extrême) de Mohamed Salim, Abdelwahab Doukkali a côtoyé Farid Al Atrach et Mohamed Abdelwahab (protagonistes du long métrage) ; et il y a interprété une chanson de sa composition intitulée « Al Oula » (La première). C’est alors son début dans le monde du cinéma pendant son séjour au Caire de 1962 à 1965. Au Maroc, il compose la musique des films du réalisateur Mohamed Abderrahman Tazi A la recherche du mari de ma femme et Lalla Houbi.

     

    Sa voix s’est fait connaitre sur les ondes de la Radio Nationale à l’âge de 16 ans. Et ses chansons «Moul Lkhal» et «Al Ghadi ftomobil», dont le succès est remarquable, marquent le coup d’envoi de son travail de compositeur. De retour au Maroc, après son périple à traves le monde arabe et son séjour en Egypte, il remporte le Grand Prix de la première édition du Festival de la Chanson Nationale à Mohammedia en 1985 pour sa chanson inoubliable « Kan Ya Makan » (Il était une fois…) A partir de cette date, son palmarès va crescendo : en 1993, il gagne le  Grand Prix lors de la deuxième édition du Festival de la Chanson Marocaine à Marrakech ; Il reçoit ensuite le titre du meilleur créateur musical, décerné par le jury du Festival international de la chanson du Caire en 1996 pour sa chanson originale « Allah Hay ». Grâce à Abdelwahab Doukkali, qui défend notre dialecte,  la chanson marocaine conquiert l’orient arabe et s’impose par la qualité de sa composition et de ses rythmes. Il est juste de rappeler, à la même occasion, que Doukkali fait l’expérience de la chanson filmée qui serait l’ancêtre du vidéo-clip actuel.

     

    Nul n’est en mesure de confiner Abdelwahab Doukkali dans un classement quelconque puisque ses chansons et sa musique sont inclassables ; disons plutôt qu’il serait plus judicieux de reconnaître que cette pyramide de la chanson marocaine est, à lui tout seul, une école où cohabitent des rythmes venus des quatre coins du Royaume,  et qu’il  le talent de les agencer harmonieusement pour donner naissance à un art unique.

     

    Abdelwahab Doukkali est un chanteur exigent et sélectif qui parvient  grâce à son intelligence artistique et à ses choix minutieux à trouver les mots qui conviennent et les rythmes qu’il faut pour créer  un art pérenne et authentique. Sa chanson «Allah Hay» en est la parfaite illustration : signifiants et signifiés font corps à travers l’évocation de Mozart, Platon, Vivaldi…Chacune de ses chansons où le maniement du luth et la sélection des notes musicales sont le produit d’un travail de ciseleur font date : « Rhamni min aynik », « tik biya », « Matetlebch mimi lmouhal », « Montparnasse »…

     

    Abdelwahab Doukkali, à l’instar de son maître et ami Mohamed Abdelwahab, est profondément épris de culture, de littérature et d’arts. Il entretient des relations privilégiées avec les poètes et les paroliers comme feu Abderrahman Al Alami, auteur de la chanson immortelle d’Abdessadak Chekkara « Ya Bent Bladi ». Finalement, pour Doukkali, Tétouan reste associée à son ami le parolier et le réalisateur feu Hassan Moufti : nous continuons tous à fredonner ces chansons : « Ana Wa Lghourba », « Toult El Khali », et « Merssoul Al Houb ».

    Même s’il chante « Ma ana illa bachar » (Je ne suis qu’un être humain), Abdelwahab Doukkali est sans conteste une légende vivante de la chanson marocaine.

     

  • Rétrospective

    Luis

    Garcia

    Berlanga

    Pionnier du cinéma espagnol moderne

     

     

     

     

    El verdugo (Le Bourreau), Luis Berlanga, Espagne 1963, 90’

     

    Plácido, Luis Berlanga, Espagne 1961, 85

  • Colloque

    QUAND LE CINEMA FRANCHIT LES FRONTIERES ETABLIES

    PAR L’HOMME

    François Jost

    France

    Rachid Daif

    Liban

    Lyana Abd Rabou

    Palestine

    Amir Amry

    Egypte

    Jean Cléder

    France

    Patricia Fiorentino

    Italie

    Mohammed Ennaji

    Maroc

    Carlos Esbert

    Del Moral

    Espagne

     

    L’envie de se déplacer à la recherche d’une vie meilleure pour faire fortune, pour découvrir ce qu’il y a au-delà des mers et des océans, constituait, de tout temps, et constitue encore, une constante chez les hommes. C’est pour cela qu’ils ont toujours voyagé, défiant les aléas de la nature et les dangers imprévisibles. Leurs exploits, réels (les grands voyageurs, les émigrés) ou fictifs (Ulysse dans l’Odyssée par exemple) furent l’objet de nombreux écrits romanesques, épiques, filmiques etc. Il y a seulement un siècle, les hommes pouvaient se déplacer librement sans avoir besoin de visas ni de certificats d’accueil. Mais il a fallu que des pays, naguère à la recherche désespérée de main d’œuvre, ou simplement de population pour peupler leurs terres en désolation, mus soudainement, et sans préavis, par une peur inexplicable de l’Etranger, par un désir égoïste de se protéger et de se prémunir contre des envahisseurs, construisent des frontières, établissent des barrières, créent des groupements économiques (UE) et instaurent des visas pour  vivre entre eux et interdire à quiconque de profiter des richesses accumulées par l’exploitation de ces  émigrés qu’ils honnissent aujourd’hui.

    De nouvelles frontières, des lignes de démarcation, des murs de la honte, des kilomètres de barbelés apparaissent alors un peu partout dans les pays de la Mare nostrum, pour décourager toute velléité de rêve d’une vie meilleure devant  les habitants du Sud prêts à risquer leur vie dans des traversées périlleuses et mortelles. Notre « mer blanche», naguère espace d’échanges et de convivialité, devient le tombeau de milliers de Maghrébins et de Subsahariens. Les pays pauvres ou en voie de développement (pays d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie) deviennent pour un grand nombre de leurs populations, pour des raisons politiques, économiques voire écologiques, de vastes prisons. La libre circulation des personnes, stipulée dans La Charte des Nations Unies  devient alors une illusion, un leurre et un grand mensonge.

    Toutefois, bien que les frontières soient conçues pour  protéger la population locale, matériellement et symboliquement, elles finissent, paradoxalement, par  réduire, et même par entraver  d’éventuelles rencontres et de possibles échanges avec l’Autre.

    Ces dispositifs enfin  réussissent-ils à décourager l’homme, éternel voyageur et aventurier endurci ? Non, bien évidemment, car les armes du rêveur sont bien plus fortes que toute frontière.  Au lieu d’être donc des obstacles dissuasifs, les frontières  deviennent un stimulant qui invite au mouvement et au déplacement ; l’enjeu devient alors le désir de passer outre toutes les formes d’obstacles (physique et symbolique), de repousser les limites, de transgresser les lois et de défier la mort. Le voyage c’est la vie.

    A ce sujet, voyage imposé (émigration) ou choisi (partir à l’aventure) est très représenté dans la filmographique méditerranéenne, au Nord et au Sud. Le cinéma s’est toujours intéressé à ce thème en  montrant l’acharnement des hommes et des femmes à aller voir ailleurs, à la recherche d’une dignité perdue chez eux, et en mettant en scène les drames qui s’ensuivent.

    La 23ème édition du Festival international du cinéma méditerranéen sera consacrée au thème «La représentation des frontières dans le cinéma méditerranéen». Il s’agira dans ce colloque, auquel participeront des cinéastes, des écrivains et des professionnels, d’aborder la thématique des frontières et de l’expérience de leur franchissement à travers l’œil de la caméra du cinéma méditerranéen.  Les participants à ce colloque tenteront, chacun selon sa spécialité, d’apporter des éclairages à ces phénomènes de frontière et d’exode à la lumière du langage propre au 7ème art.

    Au-delà des frontières spatiales, le Colloque abordera également des frontières  qui pourraient exister entre les genres artistiques: cinéma et littérature, documentaire et cinéma de fiction par exemple.

    Force est de constater qu’au moment où les hommes «érigent» des murs de tous genres pour se parer de dangers illusoires, les genres artistiques réussissent à trouver des « ouvertures», se découvrent  des points de rencontre et initient des échanges enrichissants.

    A ce sujet, plusieurs problématiques seront soulevées telles: Comment les cinéastes des deux rives de la Méditerranée traitent-ils la frontière, notion abstraite, à partir de sons, d’images, de paysages, de lieux et de personnages?

    Comment le cinéma méditerranéen aborde-t-il les différentes formes que peuvent prendre les problèmes liés au territoire et aux frontières ?

    Pourquoi, cependant, leurs œuvres ne réussissent-elles pas à toucher les responsables de leurs pays respectifs ?

    Quelles sont les types de frontières qui sont le plus abordées par la cinématographie méditerranéenne ?

     

    Les axes :

    1- Frontières et immigration clandestine. Le point de vue des cinéastes arabes

    2- L’image de l’émigré dans le cinéma de l’Union (exemple France, Espagne, Italie)

    3- Frontières et conflits

    4- Les frontières dans le cinéma palestinien

    5- Littérature et cinéma : Frontières ou porosités ?

     

     

    Nourddine BENDRISS

  • Rencontre 1

    Les premières œuvres des films marocains :

    Quelle réalité ? Quel apport ?

    Quelles perspectives ?

    Organisée en collaboration avec l’Union des Réalisateurs et des Auteurs  Marocains

     

    En 1995, les réalisateurs marocains dits aujourd’hui « vétérans », conscients de la nécessité d’assurer une relève au futur du cinéma de notre pays, ont cherché en dehors du Maroc, des jeunes réalisateurs marocains vivant à l’étranger, principalement en Europe, pour les inviter à rentrer au pays et à présenter leurs films (des courts métrages à l’époque). Cette date marquera, au cours du festival national du film à Tanger, l’éclosion d’une nouvelle génération de réalisateurs avec une nouvelle démarche thématique et une nouvelle vision de la mise en scène cinématographique. Notre cinéma a respiré un nouveau parfum. Le pari du lendemain était bien entamé.

    En 2003, une règle administrative ouvrait la voie à une autre génération de jeunes et de moins jeunes, pour entrer sur la scène de la réalisation cinématographique. Elle consistait et consiste encore, à permettre à des cinéastes amateurs ou fraichement diplômés d’écoles de cinéma, de réaliser 3 courts métrages, d’obtenir une carte de réalisateur et de pouvoir concourir au fonds d’aide à la production nationale pour réaliser leurs premières œuvres de longs métrages.

    En 2016, soit vingt et un an et treize ans après ces deux dates marquantes, une évaluation des travaux de ces deux générations s’impose.

    Au cours de la dernière décennie la quantité de longs et courts métrages produits au Maroc a été multipliée par trois. Les premières œuvres représentent, depuis, la moitié de la production nationale.

    Qu’en est-il de la qualité de ces films ? Qu’en est-il de l’espoir né en ces réalisateurs en 1995? Quelles conséquences a produit la mesure administrative d’ouverture décidée en 2003 ? Quel apport artistique a ajouté cette ouverture à la cinématographie nationale ?

    Comment sont écrits, préparés, tournés et post produits les films de premières œuvres de longs métrages marocains ?

    Autant de questions qui nécessitent une réflexion en profondeur, un échange entre professionnels, réalisateurs, critiques et cinéphiles afin de dégager les apports positifs ainsi que les angles à rectifier pour assurer un nouvel avenir à notre cinématographie.

     

    Saâd Chraibi

     

     

  • Table ronde 2

    « La phase de développement dans la production cinématographique et audiovisuelle, nécessité de financement et mode opératoire»

     

    (Table ronde organisée par la Chambre Marocaine des Producteurs de Films (CMPF) en partenariat avec le Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan)

    La phase de développement est cruciale dans la mise en œuvre d’un projet de film ; Elle permet d’en garantir la qualité et le succès lorsqu’elle est convenablement abordée, conduite et financée.

    Cette étape incontournable dans le processus de production est la plus longue et la plus fragile.Au Maroc elle est majoritairement bâclée. Les raisons en sont évidentes : manque de financement, manque de mécanismes de soutien public et ignorance de sa nécessité.

    Il ne pourra y avoir de sursaut qualitatif dans nos productions si on continue d’ignorer la phase de développement en termes d’écriture mais aussi en termes de production. Les projets, mal ou sous-développés, trainent un handicap insurmontable pour la suite de la production du film et de sa diffusion.

    Au moment où la prise de conscience pour une exigence de qualité dans nos films devient générale et urgente, les producteurs sont abandonnés à eux-mêmes. Ils voient se réduire de manière très préoccupante leur capacité à investir dans le développement de projets audacieux et novateurs.

    Les soutiens spécifiques au développement sont limités à quelques guichets à l’étranger et la plupart des producteurs sont peu outillés pour en préparer les dossiers et les défendre.

    Le service public doit prendre la pleine mesure de cet handicap. Il est temps de créer un Fonds de soutien au développement pour se doter de soutiens stables et pérennes pour la phase de développement,la plus fragile, mais aussi la plus importante du processus. C’est l’un des grands enjeux de notre cinéma : donner une chance à des projets ambitieux, gages d’avenir et d’émergence de nouveaux talents.

    A la CMPF,dans le cadre de nos propositions de Plan de sauvetage du cinéma et de l’audiovisuel, nous militons pour faire entrer la phase de développement dans tout projet de cinéma et de l’audiovisuel et pour soutenir par le biais d’un Fonds de soutien au développement les producteurs par la formation, l’accompagnement et l’ouverture aux jeunes initiatives.

    Cette table ronde,sous forme de séminaire d’une journée, s’est imposée d’elle-même. Elle a pu se concrétiser en partenariat avec le Festival International du Cinéma méditerranéen de Tétouan qui est pleinement engagé depuis sa création dans la promotion d’un cinéma de qualité.

     

  • A L’ECOLE DU FESTIVAL

    A L’ECOLE DU FESTIVAL

     

    Soucieux de promouvoir la culture cinématographique et profondément engagé dans toutes les actions à visée pédagogique et éducative, le Festival de Cinéma de Tétouan suit de près le projet de réforme de l’enseignement ; aussi profite-t-il du lancement de ce chantier national pour inviter responsables et décideurs à intégrer l’enseignement du cinéma et de ses techniques dans les futurs cursus scolaire et universitaire. Force est de reconnaître que notre pays a besoin de former des professionnels et de dénicher de nouveaux talents susceptibles d’enrichir  le 7ème art, surtout que c’est un secteur prometteur qui ouvre des horizons certains pour l’emploi. L’ambition du Festival est bien grande : il appelle à la création d’un Institut de cinéma dans la Région du Nord ; et c’est ce qui l’a poussé à inviter les écoles et les instituts méditerranéens.

     

    Stages, Ateliers, cours, Master class

    Présentation :

    S’ouvrir sur les écoliers, les lycéens et les étudiants est désormais un rituel bien ancré dans la démarche du FICMT. En effet, comme chaque année, le Festival, soucieux d’initier tous types de public aux techniques du langage cinématographique et à la lecture de l’image filmique, consacre une large partie de sa programmation à des ateliers, des stages et des Masters class  animés par des professionnels du 7ème art (cinéastes, enseignants, critiques…) qui viennent des quatre coins de la Méditerranée. Les responsables du Festival accordent ainsi une place de choix à ce volet pédagogique, éducatif et à fortiori artistique où l’utile se le dispute à l’agréable et vice verca.

     

    • Master class, leçon de cinéma, ateliers d’écriture, Projections-débats, projections pour enfants, Fabrication d’un film d’animation sur le thème des Frontières et l’Environnement

    • Projections-débats

     

    Animateurs:

    Denis Glinn (Belg) – Souad Oulad Tahar -  Mohamed ChrifTribak (Maroc) -  Roland Carré (FR)- Mario Brenta (Italie)- Adam Pianko et Daniel Saïd (FR) -

    Thomas Boucart (Belg) - Youssef Ait Hammou, (Maroc) - Majid Seddati (Maroc) -Francis Bordat (Fr)

    Etablissements cibles:

    Primaire – Collège – Lycée – Supérieur (Fac des sc – CRMEF -  INA + INBA - Poly disciplinaire – ENS - Enseignants du Français,

     

    Etablissements cibles:

     

     

    Primaire – Collège – Lycée – Supérieur (Faculté des science) – CRMEF -  ENA + INBA -

    Poly disciplinaire – ENS - Enseignants du Français,

     

     

 

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