Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan

 

Immeuble de l’Institut National des Beaux-arts

Cité scolaire, avenue Mohamed V

BP 10 – 93000 Tétouan / MAROC

Tél/Fax : +212 5 39 70 02 10

 

Télécharger les Quotidien du Festival
  • Jurys

    Jury Long-métrage

     

    Président

    Luis Miñarro, producteur et réalisateur espagnol

    Membres

    Sanaa Alaoui, actrice marocaine

    Emanuela Gasbarroni, réalisatrice Italienne

    Elie Yazbek, chercheur libanais

    Alain Masson, écrivain français

    Michel Demopoulos, critique et producteur grec

     

    JURY Critique "Mustapha MESNAOUI"

     

    Président

    Med Noureddine Affaya, universitaire et critique marocain

    Membres

    Kais Kasim, journaliste et critique irakien

    Ahmed Faïk, journaliste et critique égyptien

    Nadim Jourjoura, critique libanais

     

    Jury Court-métrage

     

    Président

    Amir Emary, critique et journaliste, Egypte

    Membres

    Maisae AbdelHadi, actrice, Palestine

    Mercedes Hoyos, actrice, Espagne

    Farida Rahouadj, actrice, France

    Adnane Jazouli, écrivain et sociologue, Maroc

     

    Jury Documentaire

     

    Président

    Karine de Villers, cinéaste, Belgique

    Membres

    Ersi Sotiropoulos, écrivaine, Grèce

    Malek Akhmisse, acteur , Maroc

    Sergio Cobo Durán, universitaire, Espagne

     

  • Compétitions

    Compétition longs-métrages

    1- Riverbanks de Panos Karkanevatos, Grèce, 2015 - 100’

    2- Trois fenêtres et une pendaison de Isa Qosja , Kosovo, 2014, 80’

    3- Techo y comida de Juan Miguel del Castillo, Espagne, 2015, 90’

    4- Zvizdan de DliborMatanic, Croatie , 2015, 123’

    5- Les frontières du ciel de Farès Naanaa, Tunisie, 2015, 83’

    6- Les ogres de Léa Fehner, France, 2015, 140’

    7- Nouara de Hala Khalil, Egypte , 2015, 122’

    8- Dolanma de TunçDavut , Turquie, 2015, 92’

    9- L’attesa de Pierro Messina, Italie/France, 2015, 100’

    10- 3000 nuits de Mai Mesri, Liban , 2015, 103’

    11- Les hommes d’argile de Mourad Boucif, Maroc-Belgique, 2015, 109’

    12- Dés...Espoirs de Mohamed Smaïl, Maroc, 2016, 90’

     

    Compétition courts-métrages

    1- Aya va à la plage, Maryam Touzani , Maroc, 19 mn

    2- Quelques secondes, Noura El Hourch, France , 16 mn

    3- Al mouja , Belkacemi Omar, Algerie, 30 mn

    4- Hyménée, Violaine Bellet, France , 23 mn

    5- Lost village, George Todria ,Espagne - Georegia, 16 mn

    6- Amal de Aida senna , Maroc , 15 mn

    7- Ennemis intérieurs, Sélim Azzazi , France , 28 mn

    8- The seed, Ifigeneia Kolsoni , Grèce, 14 mn

    9- Une nuit d’amour, Helmy Nouh, Egypt, 19mn

    10- XIAOJING y los muros de Barcelona, Ellina Kozulina, Espagne, 2015, 13 ‘

    11- Chaud, sec, en été, Cherif Albadari, Egypte 2015, 32’

    12- Le vol des cigognes , Iris Kaltenbäck, France, 29 mn

    13- Salomon’s stone de Ramzi Maqdissi (Palestine) 25’

    14- WHACK, Syni Pappa, 14 mn, Grèce

     

    Compétition documentaire

    1- Jasmin d’Almohannad kalthom, Syrie - 26’

    2- Tout le monde aime le bord de la mer de Keina Espineira, Espagne, 2015 - 15’

    3- L’enfant et la nuit de David Yon, France – 2015 – 60’

    4- Tuk-tuk de Romany Saad, Egypte – 75’

    5- Nous n’avons jamais été enfants de Mahmood Soliman, Egypte – 2015 - 80’

    6- De Lola à Leila de Milena Bochet, Belgique – 53’

    7- Tánger Gool de Juan Gautier, Espagne – 77’

    8- Demande à l’ombre de Hakim Bel Abbas Maroc – 82’

    9- Contre-pouvoirs de Malek Bensmail, Algérie - 2015 - 97’

    10- Aouine d’Adam Pianko et Said Daniele, France/ Italie – 2016 – 97’

    11- Home de Rafat Alzakout, Syrie / Liban 2015 70’

    12- Bon baiser de Moruroa de Larbi Benchiha, Algérie/France, 2016 – 50’

    13- Zaafrane de Khalid Khorbal,Tunisie - 2015 – 51’

    14- A tracers mon objectif de nefin Dinc, Turquie, 2015, 54’

     

     

  • Hommages

  • Colloque

    QUAND LE CINEMA RACONTE LES DRAMES MEDITERRANEENS

     

    La Méditerranée, naguère havre de paix, espace de rencontres et d’échanges entre différents peuples, est aujourd’hui une terre blessée et meurtrie. Guerre, terrorisme, xénophobie, crises économiques, et d’autres fléaux sanglants, sont le lot quotidien de ses habitants. La Mare nostrum est aujourd’hui  la scène de tous les enjeux d’une tragédie mondiale où les populations paient le prix fort !

    Le drame palestinien, la révolte des syriens, le massacre des civils par B. El Assad, l’instabilité politique et sociale en Libye et  en Tunisie, le flux migratoire et la montée fulgurante de l’extrême droite, sont autant de signes qui  laissent présager des drames encore plus meurtriers, et dont les premières victimes seront toujours les laissés-pour-compte et  les civils innocents. Les gouvernements de ces pays, désarmés devant l’hégémonie des Etats-Unis, de l’Union Européenne et de la Russie,  et incapables d’initier  des réformes démocratiques authentiques, se cachent derrière des discours prometteurs, illusoires et fortement imprégnés de démagogie.

    Dans ce contexte, comment le cinéma méditerranéen représente –t-il ces bouleversements dramatiques et ces situations tragiques ? Leur accorde-t-il l’importance qu’ils méritent ?  Ne voit-on pas que  les cinéastes des pays de la vaste Méditerranée ne s’intéressent qu’aux  problèmes qui touchent leurs propres pays ? Le cinéma n’a-t-il plus une dimension universelle ?

     

    Depuis sa naissance, le 7ème art a toujours accompagné les grands événements qui  secouaient le monde. Ses atouts en tant que mode de représentation, qui joint le son à l’image, lui ont permis de toucher un large public. Aujourd’hui, plus que jamais, il lui incombe de jouer pleinement son rôle de montreur des réalités, des crises et des drames que vit, au quotidien, le citoyen méditerranéen. Les cinéastes devraient assumer leur responsabilité de porte-parole des « humiliés et offensés ».

     

    Le cinéma n’est-il pas l’instrument privilégié pour faire valoir le désir de ceux qui tentent de promouvoir la logique de paix face à la logique de guerre ? Son rôle n’est-il pas aussi de  démontrer l’efficacité du dialogue et des échanges dans un monde  où prévaut souvent  l’indifférence meurtrière ?

    Le cinéma a, reconnaissons-le, tous les pouvoirs de secouer les consciences, de mobiliser gouvernements et sociétés civiles pour qu’ils œuvrent à la stabilité de leurs pays, à la sécurité de leurs citoyens et au développement de leurs économies.

     

    Le Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan, fidèle à ses engagements en faveur des valeurs universelles de paix, de partage, de tolérance et de respect des droits humains, et conscient du rôle important  que pourrait jouer le cinéma  dans l’éveil des consciences, organise un colloque international sous le thème : «Quand le cinéma raconte les drames de la Méditerranée». Les intervenants, venant du bassin méditerranéen, auraient à débattre de cette problématique, à poser des questionnements relatifs à la responsabilité du cinéma, et donc, des cinéastes, et à être les porte-paroles de tous les Méditerranéens, des deux rives, Nord et Sud.

     

    Nourddine BENDRISS

  • Table ronde 1

    ANDRE TECHINE : UN CINEASTE PROTEIFORME

     

    Né en 1943, André Téchiné s’initie très tôt au 7ème art en fréquentant  goulûment les salles de cinéma pendant son adolescence. Vers l’âge de vingt ans, il fait ses premières preuves comme critique aux Cahiers du cinéma, avant de se lancer sans répit dans la grande aventure  de la réalisation cinématographique. Dès lors, et à partir de son premier long-métrage Pauline s’en va (1969), A. Téchiné touche à plusieurs thématiques comme les liens familiaux, la folie, l’homosexualité, l’exil… en dirigeant de grands acteurs tels que Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Isabelle Adjani, Sandrine Bonnaire, Juliette Binoche et autres figures du domaine.

    La filmographie d’André Téchiné est véritablement prolifique ; son œuvre cinématographique connaît en effet une évolution constante qui plaît d’abord aux critiques et finit par enchanter et  conquérir le grand public. Et pour suivre le cheminement de cette carrière aux multiples facettes, il est impératif de passer en revue ses étapes marquantes. En 1974, il réalise le film Souvenirs d’en France qui retrace le parcours d’une famille bourgeoise. Deux ans plus tard, et avec comme tête d’affiche Isabelle Adjani et Gérard Depardieu, il sort son troisième film Barocco sur fond de manigances politico-électorales et de crime. En 1979, A. Téchiné a le privilège de participer pour la première fois au Festival de Cannes, en sélection officielle, avec son long-métrage Les sœurs Brontë, avec Isabelle Adjani et Isabelle Huppert ;  c’est l’histoire mouvementé de quatre enfants d’une même famille. A partir de 1981, le réalisateur tombe sous le charme du talent inépuisable de Catherine Deneuve qui devient son actrice-fétiche. C’est alors la sortie de son film Hôtel des Amériques où émerge la sensibilité à fleur de peau de Téchiné qui met en scène une passion déchirante et tumultueuse entre une femme hantée par son passé et son amant, mu par le désir et le rêve de partir loin. A partir de ce film, Téchiné tente de mettre en valeur le jeu de ses acteurs et n’hésite pas à adapter, quand il le faut, les dialogues à leurs personnalités.  La consécration arrive enfin en 1994 avec Les Roseaux sauvages (César du meilleur film). Cette œuvre maîtresse, qui couronne un parcours riche et varié, reprend  des thématiques déjà effleurées ou exploitées : l’incommunicabilité entre les personnes, l’initiation à la rudesse de l’âge adulte, le risque que peuvent constituer les groupes politiques. Dans ce film, une place prépondérante est donnée à l’individu : en prenant comme point de départ le conflit franco-algérien des années 1960, Téchiné cherche à monter que ce sont les êtres, considérés dans la complexité de leurs relations et de leurs intérêts, qui constituent le moteur de l’Histoire. Refusant de dormir sur ses lauriers, André Téchiné poursuit son périple cinématographique en variant ses approches et en diversifiant ses procédés, sans se départir de sa sensibilité débordante. Alice et Martin sort en 1998 pour mettre en scène un drame : famille inhibante, père  autoritaire, déracinement vers la capitale Paris…A la suite de ce long-métrage, Téchiné avoue: «J’essaie… à chaque film de me renouveler, de faire le nouveau film en opposition au film précédent. Sur ce film-là je pensais avoir abordé un thème différent, celui du meurtre du père, de la naissance d’un enfant, et au bout du compte on me dit que c’est encore les mêmes thèmes. J’ai l’illusion de me renouveler et je creuse en définitive toujours le même sillon. » Il se défend, en outre, d’avoir fait une œuvre autobiographique : « C’est en dehors de toute autobiographie. J’ai toujours eu de très bons rapports avec mon père, ou en tous cas, je l’aimais beaucoup. » Pour son dix-septième long-métrage Les temps qui changent (2004), Téchiné réussi à réunir un duo de choc : Catherine Deneuve et Gérard Depardieu. Comme son nom l’indique, le film, tourné à Tanger, marque une sorte de  transition personnelle, temporelle, géographique et cinématographique. Le réalisateur ancre son récit, cette fois-ci, dans un contexte social, politique et économique dominé par la mondialisation et ses travers. Il prend, d’un autre côté, clairement position contre l’intolérance, sous toutes ses formes. En 2014,  l’Homme qu’on aimait trop, film dramatique inspiré d’un fait divers, est présenté hors compétition au festival de Cannes ;  selon André Téchiné c’est  «un film de guerre […] à hauteur humaine» où Catherine Deneuve joue pour la 7ème fois dans une œuvre du réalisateur.

    Il n’est pas aisé en quelques lignes de décrire de façon exhaustive les multiples facettes d’un cinéaste hors pair! André Téchiné a su mettre en scène, en renouvelant ses procédés, la violence des passions, la brutalité des sentiments, la cruauté de la vie ; il a su décrire les faux-semblants et les non-dits avec une force du regard porté aux comédiens.

     

    Nourddine Boulghoudan

     

  • Table ronde 2

    LE CINÉMA MAROCAIN ET LES PROBLÈMES DU LANGAGE

     

    Le cinéma marocain est confronté à une conjoncture linguistique inextricable qui participe, paradoxalement, de la richesse et de la diversité de ses dialectes locaux (arabes et berbères) ; cette situation actuelle l’empêche par conséquent de rayonner au-delà du Royaume pour toucher le public arabe. D’un autre côté, force est de reconnaitre que la langue française continue à dominer dans le discours cinématographique ; en effet, de nombreux scénarios de films marocains ont été écrits en français puis traduits en arabe dialectal. Un tel enchevêtrement linguistique et communicationnel porte préjudice à la qualité de l’œuvre cinématographique, à sa cohérence, à son esthétique, à son attractivité et à sa réception.

    En revanche, prétendre trouver une langue véhiculaire pour le cinéma marocain afin qu’il puisse conquérir le spectateur arabe serait une véritable gageure. Il n’est nullement question alors ni de remettre en question la diversité linguistique du pays ni d’ostraciser la langue française. Difficile alors de trancher au moment où la relation du locuteur marocain à l’arabe classique, aux dialectes existants et au français oscille entre acceptation et rejet. Et Edmond Amran El Maleh d’affirmer qu’en écrivant en français, il était conscient qu’il réfléchissait dans une autre langue, et Abdelkébir Khatibi de se définir dans son ouvrage Amour bilingue comme une entité bi-linguiste.

    Si on prend l’exemple du cinéma égyptien, on constate qu’il a réussi à s’imposer dans le champ audiovisuel arabe et marocain grâce au foisonnement de ses séries et téléfeuilletons, à la diffusion à grande échelle de ses chansons et aux énormes moyens techniques et financiers dont disposent les sociétés de distribution.

    Comment le cinéma marocain pourrait-il surmonter ce labyrinthe linguistique ?

    Le cinéma est né muet, et le langage cinématographique a ses propres spécificités qui transcendent parfois le langage proprement dit. De ce fait, le 7ème art marocain gagnerait à se départir de la verbosité de son discours et à œuvrer pour une production  cinématographique authentique. Les prouesses techniques actuelles, de plus en plus performantes, offrent moult choix  aux professionnels du secteur : il est désormais possible, par exemple, de choisir la langue du film visionné. Pourquoi ne pas penser à sous-titrer les films marocains (tous dialectes confondus) en arabe classique ?

    La situation, en vérité, requiert la mise en place d’une véritable stratégie culturelle et artistique (incluant la question linguistique) de la part du ministère de tutelle et des preneurs de décisions afin que le cinéma national puisse  se frayer un chemin vers l’universalité.

    Le grand romancier Mohammed Berrada a mené sciemment une expérience stylistique et esthétique couronnée de succès : dans certains de ses récits, il a eu recourt à la polyphonie pour exploiter la richesse des parlers marocains.

    Face à ce paradoxe linguistique apparent, il est temps de tirer des leçons des erreurs commises. Il faudrait avouer que cette multiplicité linguistique a fait les frais d’attitudes empreintes de défiance, alors qu’elle offre des opportunités énormes, issues de notre patrimoine séculaire. Il est temps enfin que l’industrie cinématographique, avec tout son arsenal, se mette au service de ce multilinguisme fécond et permette l’entrée du cinéma marocain dans la cour des grands.

     

    Trad. Nourddine Boulghoudan

  • Actions pédagogique

    PROGRAMME

     

    I- Actions Scolaires / Primaires : Lundi 28 /Mardi 29 Mars/Mercredi 1 avril

    Atelier 1 : Fabrication film d’animation et de fiction

    Etablissement cible: Ecole Sidi Driss

    Animation: Denis Glinn (réalisateur / animateur – Belgique)

    Projections : films d’animation - Programme en partenariat avec L’Institut Français

     

    II- Actions Scolaires / Collège : Lundi 28 /Mardi 29 mars

    Atelier 2 : Vocabulaire du cinéma /analyse filmique

    Etablissement cible: Collège Ibnoutaout

    Animation: Tahar Chikhaoui (critique / universitaire – Tunisie)

    Projection-débat

     

    III- Actions Scolaires : Lycées

    1ère Bac : Lundi 28 ou Mardi 29 mars / T. Communs: Mercredi 30 ou Jeudi 31 Mars

    Atelier : Le travail du spectateur : réception du film.

    Etablissement cible: Lycée Kadi Ayad

    Animation: Didier Kiner (Directeur de l’ACRIF – France)

    Projection-débat

     

    IV- Actions Supérieur : ENA

    1-Cours : Cinéma et bidonvilles

    Animation: Michel Serceau (critique / universitaire – France)

    Master class : animateur : Mario Brenta

    Projection/débat : documentaire égyptien « Tuk-Tuk »

     

    V- Actions Supérieur : Faculté des sciences

    2- COURS : Ecriture de scénario / réalisation

    Animateur : Thomas Boucart

    Thème : court métrage

    Master class : animateur -Mario Brenta

    Projection-débat

    Film : « Zaafrane » de Khaled Ghorbal (doc/ France-Tunisie)

     

    VI- Actions SupérieurR : Faculté Polydisciplinaire

    3- Cours : Lecture / analyse filmique

    Animation: Mario Brenta (cinéaste / universitaire – Italie)

    Durée : 3h (de 9h – 12)

    Projection-débat: Documentaire Français « Aouine ! »

    Master class : Jilali Ferhati